En début d’année, nous avions publié notre nouveau guide « 2010 : crise ou reprise ? 10 repères pour votre épargne ». L’idée directrice de ce petit ouvrage est simple. Dans cette période où l’incertitude est extrême et s’est étendue à des placements considérés jusqu’à présent comme non risqués (les emprunts d’état), le mot d’ordre en matière d’épargne tient en trois mots… diversification, diversification, diversification !
L’hebdomadaire L’EXPRESS de fin avril 2010 s’est d’ailleurs inspiré des conclusions de cet ouvrage.
Force est de constater que les questions que nous posions restent plus que jamais d’actualité. Les semaines boursières se sont enchainées avec des séries de hausses et de baisses. La volatilité des marchés (mesuré par l’indice VIX) s’est envolée en mai. Un article paru récemment sur le site du Journal des Finances l’explique très bien.
Dans ce contexte que faire ? Se positionner uniquement sur l’épargne sans risque (livret / support Euro des contrats d’assurance-vie) ? Accepter une part maîtrisée de risque et répartir son épargne sur différents supports et marchés (actions / obligations / matières premières / Immobilier…) ?
Crise ou reprise, dans tous les cas, il faut toujours tirer au clair deux choses qui vous permettront de choisir votre stratégie d’investissement : quels sont vos objectifs et quel est votre profil de risque ?
Plus votre horizon est long (au-delà de 5 ans…) plus la part en actions / obligations pourra être importante. Et le cadre fiscal favorable à long terme de l’assurance-vie constitue un plus indéniable dans ce cas.
Quel est votre profil de risque ? Autrement dit, quel est votre degré de tolérance à des variations à la baisse sur une période donnée de vote patrimoine financier ou d’un fonds en particulier ? (Chez Direct Assurance, nous aimons insister sur les biais « psychologiques » qui peuvent représenter autant d’obstacles « comportementaux » – voir notre premier guide – à des allocations d’actifs appropriées. C’est souvent parce qu’on craint de perdre à court terme qu’on néglige des opportunités d’investissement à long terme.).
Si vous avez un profil prudent, équilibré ou dynamique (un questionnaire en ligne sur notre site vous aidera à le déterminer) et si vous êtes actuellement modérément exposés aux marchés actions et obligations, vous pouvez alors logiquement vous intéressez aux supports investis sur ces actifs dans le cadre de l’assurance-vie.
Votre décision est prise et vous souhaitez répartir une part de votre épargne sur différents supports ? Comment les choisir alors que le monde se partage entre…
- les optimistes qui se fondent sur les perspectives de croissance et de bénéfices des entreprises, les valorisations raisonnables, le niveau d’inflation faible…
- …et les Cassandres inquiets des risques systémiques, du durcissement de la politique budgétaire en Europe (etc…), des dettes accumulées par les pays matures ?
La gestion flexible : une nouvelle piste de diversification
Dans un tel climat d’hésitation, il est difficile aujourd’hui d’arriver à optimiser l’allocation entre les grandes classes d’actifs : monétaire, obligations, actions. Face à des marchés chahutés, il est même tentant de vouloir réajuster son portefeuille ou la répartition entre les différentes unités de compte de son contrat d’assurance vie plus souvent qu’à l’habitude.
D’où l’intérêt de s’intéresser de près à la gestion flexible. Les fonds que nous avons sélectionnés (nous vous proposons Carmignac Patrimoine, Elan Club, AXA Optimal Income, DNCA Evolutif) sont gérés par des experts reconnus qui cherchent en permanence à optimiser l’allocation de leurs portefeuilles. Ce sont des gérants de « conviction », c’est-à-dire qui se décident en fonction de leurs propres anticipations sur les évolutions des marchés financiers. Dès lors que notre maître mot reste « diversification », nous pensons que la répartition de votre « poche » actions sur tout ou partie de ces fonds constitue une solution qui peut s’avérer pertinente comme nous l’expliquons par ailleurs dans l’article déjà apparu sur le blog: « IDÉE: Panacher plusieurs fonds flexibles ».
La diversification en matière de timing d’investissement
Autre difficulté : faut-il investir en une seule fois sur des actifs à risque ou en plusieurs fois ? Là aussi, on peut parler de diversification, en l’occurrence en matière de timing d’investissement.
C’est l’idée d’investir progressivement sur les supports actions, par exemple grâce à des versements libres programmés mensuels ou trimestriels qui permettent de lisser le niveau d’investissement et de limiter les risques d’investir d’un coup à un mauvais moment.
Toute notre équipe se tient à votre disposition pour poursuivre la discussion sur ces sujets de fond au téléphone !
Raphaël KRIVINE,
Directeur Épargne



